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Lifestyle

Travailleur handicapé

Depuis quelques temps, je suis moins présente sur les réseaux sociaux puisque j’avais un combat à mener, et à gagner, la reconnaissance de ma maladie.


travailleur handicapéMais ceci passe tout d’abord par la case “travailleur handicapé”

Je n’ai aucune honte d’en parler ! Bien au contraire! On voit toujours les travailleurs handicapés ou en invalidité, forcément en fauteuil roulant, forcément avec un bras ou une jambe en moins!

Et bien, j’aimerais vivement ouvrir les yeux à certains d’entre vous, sur ce statut. Ce n’est pas une tare, loin de là. Personnellement, je trouve que c’est une grande aide, bénéfique pour le demandeur. On peut être travailleur handicapé sans avoir ces handicaps cités plus haut, mais tout en étant en douleurs, en souffrance, constamment…

Mon parcours du combattant

Afficher l'image d'origineMa pathologie ne se voit pas. Tout a commencé lorsque, durant mon arrêt maladie initial, j’ai rencontré un médecin de la CPAM.

Ce médecin légiste, très sympathique (et ce fut le seul sur les 5 rencontrés), m’avait conseillé de demander, à la MDPH, un dossier pour une reconnaissance comme travailleur handicapé.

J’ai patienté 6 mois avant de le remplir. Une grande peur m’avait envahit. Je ne pouvais pas en arriver là, tout de même ! Toute pleine d’idées négatives, de préjugés, tout ceci me prenait la tête!

Jusqu’au jour où je suis tombée sur un médecin, cette fois-ci dentiste, toujours à la CPAM (pour rappel, c’est un problème que je qualifierais de gynécologique et neurologique, cherchez l’erreur!!). Ce médecin très désagréable, m’avait également mis la pression pour le faire puisque que la CPAM allait bientôt arrêter mes indemnités journalières!

Pourquoi, puisque j’ai une infection longue durée, j’ai droit jusqu’à 3 ans, non ? “Ben on ne peut pas payer tout le monde ma p’tite dame”, m’avait-elle répondu!! Et mes droits alors ?!!!

Comment dire que si je suis en arrêt ce n’est pas par plaisir, ni même par bonheur! Si encore je considérais ça comme des vacances, ça irait mais là, je ne peux même pas être en vacances de moi-même ! Aucune période de répis, mais ça elle s’en foutait royal ! Et bim, re-convocation trois mois plus tard, avec elle, pour refaire le point et me sortir du système de la sécu !


Donc dossier envoyé en novembre, et première convocation en Juin. Ils ont pris beaucoup de retard à la MDPH.

Comme prévu, la CPAM arrêta mes indemnités journalières. Je n’ai pas la vraie raison puisque cela faisait un an et demi que j’étais arrêtée. J’ai perdu mon boulot à ce moment là. Une période vraiment difficile à vivre ! Du coup, retour chez po-pôle, dans mon état ! Je ne comprends pas… Je veux travailler, mais pas comme ça. Pas de ces conditions là, je ne vais pas infliger tout ça à mon futur employeur, qui ne pourrait gérer sa société et moi… Je lance donc une procédure auprès de la CPAM de ma ville, car je trouve que leur décision est largement injustifiée. J’ai des comptes-rendus, des résultats et tout le tralala, mais pas suffisant pour eux visiblement !

Le jour de ma convocation mdph-nuageà la MDPH, je fus surprise et ravie de rencontrer ce jeune médecin, qui prit le temps de m’écouter, de me conseiller, de poser des tonnes de questions auxquelles je n’y avais même pas pensé! Bref, il s’intéressait vraiment à mon quotidien.

Le verdict

Il fut catégorique. Ma pathologie n’est pas dans les anals. Encore une fois, je ne rentre pas dans les cases ! Il proposerait à la commission une reconnaissance comme travailleur Para240481handicapé, pour une amélioration de mon futur quotidien professionnel. Une carte de priorité station debout (car je ne peux rester comme ça plus de 5 minutes sans que les douleurs se déclenchent), et une aide du cap-emploi pour trouver un travail dans les meilleures conditions possible.

Je trouve que tout ceci est vraiment une très belle proposition. Au point où j’en suis, je prends ce qu’on me donne sans trop discuter.

Deux mois après, la commission a pris sa décision. La proposition a été acceptée et validée.

Quel soulagement ! ENFIN !! Les choses vont pouvoir avancer plus facilement maintenant. 

Pourquoi cette démarche

C’est simple, personne, que ce soit certains amis, famille, collègues, employeurs, ne comprend réellement ce qu’est le quotidien dans la douleur. Alors certes, il faut travailler, ne pas se plaindre, ne pas faire peur aux gens, à croire que leur sensibilité est en sucre… Mais ils se permettront toujours un jugement, un regard désobligeant, une supériorité face à ce désarroi ! 

En quittant mon boulot, je me suis résignée, en me disant que ces gens-là, sont de purs ignorants. Ils se morfondront devant une personne ayant un handicap qui se voit, mais seront fermes et mauvais face à une personne dont l’handicap ne se voit pas !

Jugement, méchanceté, ignorance, voilà ce que je pense de ces personnes là. Je n’ai rien à justifier, c’est vrai! Etre handicapée n’est pas une fin en soi ! ça ne change rien à mon quotidien, puisqu’il reste le même. Mais tout de même, dans le monde du travail, on sera plus tolérant avec moi, on adaptera ce poste à mon état et on arrêtera de me gaver avec ces remarques à la noix!

Je suis heureuse, happy, oooh joie! Ce combat je l’ai menée seule, et j’en suis fière, et je ne peux qu’encourager les personnes dans ma situation pour sauter le pas et remplir ce dossier. 

Mon problème ne se voit pas, et tant mieux pour moi, mais je n’ai pas honte de dire que je suis officiellement considérée comme travailleur handicapé avec une névralgie pudendale invalidante et handicapante, pour une meilleure considération dans le monde impitoyable du travail.

Parce que si c’est arrivé à moi, juste parce que j’ai accouché et que j’ai fait une grosse hémorragie interne, cela peut également vous arriver.

handicap-aide-solidarite-fotolia-246x163Pas de honte, pas de haine, ça arrive quand on s’y attend le moins. Mais gardons toujours à l’esprit qu’il faut continuer de vivre malgré tout !

 

 

Bonjour à tous, je suis Sarah de la Popotamfamily. Maman bretonne d'une petite crevette de 5 ans, nous partageons avec vous, toutes nos découvertes, nos tests, coups de cœur. Recettes de cuisine, lifestyle et tests en tout genre, bienvenue chez nous!

4 commentaires

  • Lucie C.

    Bien parlé ! Il est (malheureusement) évident que nos semblables comprennent seulement les problèmes des autres quant il sont personnellement concernés. Donc il est d’autant plus important d’en parler le plus souvent que possible comme tu l’a fait avec cet article pour tenter à éveiller des prises de conscience.

    • popotamfamily

      Merci beaucoup pour ton message! tant qu’on ne sait pas ce que c’est, on ne peut pas comprendre cette dure réalité. Déjà qu’il est difficile quand on a un handicap visible de vivre “normalement”, alors si en plus on a un handicap qui ne se voit pas, c’est encore plus compliqué à vivre, et à faire comprendre aux autres. Dommage que les gens aient de grosses œillères devant les yeux…

  • Anne-Françoise Vinas

    Bonjour, ancienne travailleuse sociale et arrêtée car atteinte de maladies associées, rares, auto-immunes et handicapantes. J’ai créé un groupe qui s’appelle “Havre de paix pour mieux vivre nos douleurs”. L’initiative de ce groupe a été des rencontres au Centre anti-douleurs de Perpignan qui nous suit et propose différentes possibilités pour combattre la douleur; Hypnose, Sophrologie, Soutien Psychologique, Magnétisme, etc. Nous avons toutes des maladies rares et/ou auto-immunes, connues ou méconnues. Elles ne se voient pas obligatoirement et sont mal comprises par l’autre. Ce groupe nous a offert la possibilité de ne pas rester seule face à nos douleurs, de pouvoir en parler avec des oreilles attentives et compréhensives, de rire, pleurer, échanger et vivre en se projetant vers nos devenirs. Le centre anti-douleurs a été une vraie solution pour combattre nos douleurs sans utiliser ou en réduisant les antalgiques, nous a apporté plus de sérénité et un véritable soulagement en sortant par exemple de nos solitudes. Si vous n’êtes pas allée dans ces centres je vous les conseille vivement. On les trouve dans les hôpitaux, peut-être en clinique…. Ils m’ont changé la vie. Si mon corps me le permet, je suis sûr un projet d’arthérapie et de création d’association pour faciliter nos démarches administratives ainsi que notre quotidien. Courage et pensées douces.

  • carine gallisa

    bonjour , je vous comprends je souffre également de cette pathologie , douleurs depuis trés longtemps , je suis reconnue travailleurs handicapés car j’ ai un < spondyolisthésis< tassement et glissement de vertébres s 5 l1 , je voudrais savoir si vous saviez comment faire pour rajouter cela sur mon dossier mdph et si on peu avoir une ald , et vous avez eu une carte de station debout , comment faire svp

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