bébé koala - ma fille est née à 33 semaines
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Ma fille est née à 33 semaines

Hello la compagnie, je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour partager avec vous cette nouvelle aventure que nous avons vécu au mois de décembre. Entre accouchement express et prématurité, je vous raconte tout.

bébé Koala - ma fille est née à 33 semainesL’année 2020 fut pleine de surprises pour moi. Un test de grossesse positif courant avril, et un bébé kinder surprise début décembre. Après plus de 5 ans d’essais, je ne croyais plus pouvoir avoir de nouveau la chance de tomber enceinte. Le résultat du test fut une énorme surprise pour moi, pour le mari, comme pour la petite crevette.

Cette grossesse éclair, fut à la fois, magique et extrêmement plaisante. Ma seule angoisse était l’accouchement. Revivre le même cauchemar qu’à mon premier accouchement ne m’enchantait guère. Mon médecin me disait même que c’était à double tranchant. Soit ça passe, et la naissance remettrait les choses en place. Soit ça casse, et ça aggravera mon cas…. 

Les contractions

Après ces quelques mois de tranquillité, j’ai commencé à ressentir les premières contractions le vendredi 4 décembre. Il faut dire que cette semaine là, le bouchon muqueux s’évacuait. Pour autant lors de ma visite virtuelle avec la sage-femme, elle me rassurait en me disant que cela ne signifiait rien quant à l’arrivée prématurée de bébé. J’étais loin d’imaginer la suite à venir !

Durant cette semaine là, je me suis fortement activée pour mettre tous mes dossiers pros à jour, l’agencement et le rangement à la maison, les activités à venir pour la petite crevette. Non, je ne voulais pas rester inactive physiquement, je ne pouvais pas. Ce fameux vendredi matin, comme chaque vendredi, je télétravaille, je vais à la banque, je vais faire quelques courses sur ma pause déj, et je récupère la petite crevette à l’école. Matinée vraiment à la cool.

En attendant la crevette devant l’école, j’ai ressenti une grosse douleur dans le bas ventre. Rien à voir avec ce que j’ai pu ressentir durant cette grossesse. Non, celle ci ne passe que grâce à la respiration. J’inspire, j’expire, je détends un max mon ventre (puisque je suis dans la rue…), et je prends mon mal en patience.

La pause déj se passe difficilement, le mari m’emmène aux urgences maternité pour que je puisse me faire contrôler. Monitoring, cachets contre les contractions, l’écho a montré que le col s’était fortement raccourci de plus de moitié en l’espace de 5 jours. J’étais déjà ouverte à 1 et des bananes…. J’ai ressenti une grande frustration lorsque le médecin m’a demandée de rester alliter. Allonger durant 2 mois, alors que je dois impérativement rester active pour préserver mon bassin, cela ne m’a guère enchantée!

Le week-end passe tranquillement. Je suis très peu restée active et pourtant, les contractions ont repris de plus belle dans la nuit du dimanche au lundi. 3h30, le travail commence intensément ! Les cachets contre les contractions n’agissent pas. Je m’inquiète quant à l’organisation pour la petite crevette, pour l’école, la garde, surtout que je ne sais absolument pas combien de temps tout cela allait duré. Sa naissance avait duré 35 heures en tout ! Je voulais vraiment qu’elle soit cocoonée pour bien vivre notre séparation, et qu’elle soit gardée par des personnes de confiance. Le mari appelle les pompiers, qui le transfère au samu 35. Une ambulance arrive 30 minutes après, et m’emmène seulement 1h après à la maternité. 

Bébé arrive

Je réveille ma crevette, lui expliquant la situation pour ne pas qu’elle s’inquiète, pour qu’elle puisse s’organiser et mieux apprécier la situation afin qu’elle puisse bien vivre mon absence. Sa maturité m’a vraiment surprise, j’ai pu partir l’esprit tranquille, en nous donnant rdv 3 jours plus tard.

Le temps que les ambulanciers fassent tout l’administratif, la prise de température et tout le tralala, les contractions ont été beaucoup plus intenses, et difficiles à gérer. Je n’ai pas eu le temps de me préparer à l’accouchement, et mes techniques de respiration étaient inefficaces face à la douleur. Je pars enfin à la maternité, pendant que le mari gère la petite pour l’école. C’est lundi matin, une nouvelle semaine commence. En arrivant à la maternité, les contractions augmentent en intensité, c’était ingérable!

Il était prévu que je patiente dans une chambre d’attente, mais vu la puissance de la douleur, et surtout l’envie de pousser à chaque fois, ils ont pris la décision de me mettre en salle de travail. Après l’examen, le sage-femme m’annonce que je suis dilatée à 3 …. Cela faisait seulement que 3h que le travail avait commencé, c’était vraiment une grande surprise pour moi. La péri ? Bien sur que je la veux cette péri ! D’ailleurs elle s’est fait beaucoup attendre mais ça, c’est une autre histoire.

La prise en charge, et le début des angoisses

J’ai pris conscience que je n’étais pas guérie de mon premier accouchement. Le thrombus n’avait pas laissé que des séquelles physiques, mais aussi psychologique. La sage-femme de la PMI avait fait les choses bien, en amont. L’équipe de la clinique était au courant de mon dossier, a pris le temps de me questionner, et surtout d’être vraiment au petit soin. Cela me changeait radicalement de ma première expérience.

Je suis tombée sur une Sarah, comme moi. Mettez en 2 dans une même pièce, je ne vous raconte pas le festival de rires dans la pièce! Elle a été vraiment super ! Elle m’a beaucoup rassurée, m’a fait comprendre qu’elle ferait en sorte d’éviter toute hémorragie et qu’elle ferait tout pour bien m’accompagner et me guider durant cet accouchement. Mais les contractions étaient trop fortes, à me faire hurler de douleurs. La panique m’envahit et je ne gère plus rien. Je broie les mains de l’aide soignante (la pauvre, je m’en veux encore!), elle me reprend et m’aide à surmonter tout cela.

Les gestes barrières, masques… là clairement on s’en tape du COVID ! Tout allait tellement vite, j’étais tellement prise par ces douleurs, que je n’ai pas fait attention qu’à un moment donné, j’avais ma tête dans le cou de l’aide soignante. Et puis la péri est arrivée. Elle a été très dure à supporter. Un mixte entre vomito, contractions et piqure en même temps, sans pouvoir bouger… voilà comment l’anesthésiste m’a posé la péri !

Quel soulagement ensuite! Je retrouve enfin le sourire, mon humour, et je m’endors sur cette table de travail.

Ma Kinder Surprise – ma fille est née à 33 semaines et 6 jours

Le mari arrive enfin ! Il est quand même un peu plus de 10h quoi ! Il est aussi pris de panique et ne gère absolument pas ses émotions. Lui non plus n’est pas guéri du premier accouchement, et finalement s’éclipse plus tôt que prévu. La sage-femme vient me voir toutes les demi-heures, me fait bien rire à chaque fois. Au détour d’un nouvel examen, on partage nos expériences de vie, je raconte une ânerie qui nous fait bien rire, et mon ventre fait ploc. Il s’est soulevé d’un coup, et REPLOC ! La poche des eaux venait de se fissurer. On continue à papoter comme si de rien était. Elle m’examine en même temps, et d’un coup me lance

Sarah, vous me faites une mini poussée, votre fille est là !

Je ne l’ai pas sentie descendre ! Elle est déjà là? Sarah la sage-femme n’a pas le temps de mettre gants, sa blouse et tout le tralala, qu’elle attrape bébé koala, et me la pose sur la poitrine. Ma fille est née le 7 décembre à 12h21 à 33 semaines et 6 jours. Elle était petite, très petite. Après l’avoir bien stimulée, elle poussa son premier cri, un tout petit cri de mini-pouce, et resta toute calme le reste de la journée. Ma fille est là ?!! Elle a surpris toute l’équipe car une demi-heure avant, je n’étais qu’à 7 !

Le mari a raté l’accouchement, surpris aussi de la vitesse de la naissance. A ce moment là, je suis sur mon petit nuage, on me parle mais je ne capte rien. Tout ce que je sais, c’est que ma fille respire, qu’elle est là, avec moi, comme un cadeau noël arrivé avant l’heure. Je suis à cent mille lieux de la réalité, et clairement je savoure. Cette naissance aura été pleine de surprises. Bon, le seul bémol aura été la révision utérine, pas très agréable à vivre, mais supportable puisque j’étais encore sous péri.

D’après Sarah la sage-femme et la gynéco qui nous a rejoint pour nous aider à l’évacuer, ce serait certainement le placenta, lors du premier accouchement, qui aurait provoqué l’hémorragie, en interne. Pour les 2 accouchements, ils sont restés bien accrochés. Cette technique ne fait pas mal en soi, mais n’est pas vraiment agréable. Toujours en inspirant et en expirant profondément (comme au pilates), j’ai réussi à aider la gynéco à le retirer. Ce n’est certes pas un détail croustillant, mais si jamais un jour cela vous arrive, détendez-vous, laissez-vous faire, et respirez à fond. L’évacuation se fera plus rapidement, facilement et certainement plus en douceur.

Et puis c’est la douche froide !

Je me suis focalisée sur mon accouchement. Toute mon attention était porté sur le fait de ne pas revivre les mêmes choses que pour le premier. Je voulais très vite retrouver l’usage de mon corps, surtout de mes jambes, qui visiblement ont eu du mal à supporter la péri, mais peu importe. Mon seul objectif était de ne pas revivre ce ** de thrombus. Bébé koala est née comme une cheffe ! Elle a pensé à sa maman et a fait les choses pour que finalement, je vive mieux cette naissance. Elle m’a réconciliée avec l’accouchement. Tout s’est passé très vite certes, mais très bien aussi.

Votre fille est prématurée, elle va naitre très petite. Vous allez devoir rester avec nous minimum 3 semaines.

Ma première pensée fut pour ma petite crevette. On s’était donnée rdv 3 jours après, je serais en retard au rdv. La deuxième fut pour bébé koala, qu’est ce que tout cela signifie ? Quels sont les risques pour elle ? Qu’est ce qu’il se passe ? Je me suis retrouvée dans l’incertitude la plus totale. Par chance, et parce que c’est une guerrière, elle a décidé de respirer seule, sans machine. Elle mesure seulement 43 cm; et pèse à peine 2.090 g. Elle était tellement petite que j’ai beaucoup de mal à la porter. Elle est si petite, si fragile ! On profite pour faire du peau à peau, c’est fou ce que c’est agréable.

Quelques heures plus tard, on monte en néonat, et je rencontre l’équipe du jour. Toujours au top, Sarah passe le relais. Elle a été vraiment rassurante et aux petits soins pour moi et bébé koala, je ne l’oublierais jamais. 

La prématurité

A mon humble avis, je trouve que nous ne sommes pas préparé à cette éventuelle possibilité d’accoucher plus tôt. Je n’étais pas préparée à tout cela, bien que bébé koala a su montrer qu’elle pouvait se gérer seule. Les choses les plus importantes dès leur premier jour de naissance sont la température, le poids (forcément), mais surtout le taux d’oxygénation.

Alors ça, c’était un vrai problème pour moi, surtout quand je la voyais autant désaturer, changer de couleur à devenir bleue, toujours après le biberon (le sein aurait eu le même effet) !! Oh le bordel ! 3 semaines d’angoisse, à la veillée jour et nuit, à déprimer car je cherche encore pourquoi j’ai accouché plus tôt que prévu. Elle aurait été tellement mieux encore dans mon ventre; mais bon c’est comme ça, il faut avancer. La première semaine fut très rude.

La nourrir toutes les 2h, elle ne prenait qu’à peine 5 à 10 ml de lait. Dessat toutes les 10 minutes, la machine sonnait beaucoup, les courbes n’étaient pas belles à voir, les soignantes arrivaient toujours en courant dans la chambre, me la prenaient, la redressaient, attendaient, la recouchaient et repartaient. Une tornade à chaque dessat! Et puis durant la deuxième semaine, bébé koala a décidé de manger un peu plus, de prendre du poids, plus de force aussi.

Le mari a donné le premier bain mais ce ne fut pas une partie de plaisir pour lui comme pour elle. L’aide soignante n’était vraiment pas coopérative et les a fortement stressé. Il faut voir le phénomène, c’est incroyable, mais bon. A cause du plan COVID, les fratries n’ont pas le droit de rendre visite à la famille, même la maman. Vu le temps qu’on avait à la clinique, j’ai eu droit à une dérogation. Juste 1h par semaine (le dimanche) pour revoir ma petite crevette, en bas, dans le couloir ! C’était frustrant, mais compréhensible. Vu tout ce qu’on entend actuellement, je préférais que personne ne prenne de risque.

La 3ème semaine arriva, lentement. Je déprime toujours autant, en manque de ma grande, de ma maison, de mon chien, mon chat, mais surtout, une terrible envie de rentrer à la maison avec bébé koala, pour qu’elle puisse enfin découvrir son nouveau chez-elle. Je voyais tous les jours les chambres voisines se vider, se remplir avec de nouvelles personnes, puis se vider à nouveau. Un jour, j’étais même la seule patiente dans le service. Je peux vous dire qu’on s’est bien fait chouchoutées ! Mais le plaisir n’était pas pareil.

La désaturation de Bébé Koala s’est fortement améliorée. Grâce finalement au type de biberon et de tétine achetés en pharmacie. Sur les recommandations de l’aide soignante, nous avons pris un MAM avec une tétine 0, plate. Cela lui a permis de téter moins vite, moins fort, plus qu’elle se fatigue le moins possible et qu’elle digère mieux. J’ai tout de même investi dans un biberon en verre de la même catégorie, pour un meilleur nettoyage, mais surtout parce qu’il n’est pas en plastique !

Noël se sera fait sur What’s app cette année. La petite crevette l’a très mal vécu, et nous avons espéré nous rattraper pour le repas du jour de l’an. 3 semaines c’est long pour un enfant. Mais elle a été bien courageuse de nous attendre. 

Et puis enfin nous sommes sorties

Bébé Koala gère désormais sa température seule comme son taux d’oxygène. Elle n’a pas fait de jaunisse, et grandit comme une cheffe. Les médecins nous ont donc laissé sortir 2 jours plus tôt. La petite crevette aura rencontré pour la première fois sa petite sœur dans la voiture. Comme elle était émue ! Je pensais qu’elle lui en voudrait, qu’elle serait distante avec elle, mais que-ni-ni!

Elle l’aura surveillée tout le long du trajet, jusqu’à l’arrivée à la maison. On se pose sur le canapé, et se fut enfin les retrouvailles tant attendues, à 4. Aujourd’hui, bébé koala change encore un peu de couleur, surtout en cas de régurgitation ou de fausse route. Je la veille toujours autant jour et nuit. Je préfère le faire seule, car j’ai pris l’habitude de le faire à la maternité.

En attendant, je savoure. Oh que oui. Mes priorités ne sont plus les mêmes, mon seul objectif est de réussir à combler ma petite crevette, bien m’occuper de bébé koala et essayer de dormir quand cela est possible (bien qu’en journée j’ai toujours du mal à me poser). Mon objectif aussi est de continuer à rester mobile, je suis toujours dans la crainte d’une nouvelle douleur, une nouvelle crise. Du coup, je compense, j’en profite à fond avant que cela n’arrive.

A savoir

Il y a différent stade de prématurité. Bébé Koala était au stade moyen, d’où le fait qu’elle ait eu la possibilité d’éviter toutes les machines pour l’alimenter, l’aider à respirer… Elle n’aura eu que le matelas chauffant durant 3 semaines, et scopé également durant les 3 semaines. Seulement 1 bain par semaine, des biberons spécifiques, un lait pour prématuré, des vêtements (si on en trouve) de très petite taille (souvent taille 00 ou 0). Ce sont souvent des bébés très calmes, qui se rattraperont au même moment que le terme prévu.

Il faudra seulement compter un décalage entre son âge de naissance (le terme), et son âge réel. Pour bébé koala, nous aurons un retard d’environ 2 mois, à prendre en compte pour les vaccins, pour le langage, la diversification, la motricité… Cela reste dans l’absolue car n’oublions pas que chaque individu évolue à sa façon et à son rythme.

En gros, un bébé prématuré continuera de grandir comme dans le ventre de sa maman, jusqu’au terme prévu initialement, afin que tous les organes continuent de “murir”, un peu comme une pomme cueillie trop tôt. En fonction des maternités, le temps à passer là-bas varie en fonction du nombre de semaines restantes jusqu’à la date d’accouchement prévue initialement, de l’état de bébé et surtout de son évolution.

Bonjour à tous, je suis Sarah de la Popotamfamily. Maman bretonne d'une petite crevette de 5 ans, nous partageons avec vous, toutes nos découvertes, nos tests, coups de cœur. Recettes de cuisine, lifestyle et tests en tout genre, bienvenue chez nous!

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